01/04/2009 14:31 Commentez cet article

La semaine du développement durable a commencé hier à Basse-Terre (entre temps j’ai eu deux coupures d’électricité) :

Ne me demandez pas pourquoi elle commence un mardi, un 31, une fin de trimestre et encore moins pourquoi à l’insu de mon plein gré je ne peux m’empêcher de relever ce genre de détails.
 
Développement : 1 L, 2 P.
J’ai eu quelques soucis avec ce mot précisément, c’est pourquoi je l’ai fixé en chansonnette, avec quelques copains comme « intéresser » (1 R) auquel je m’intérrrrrrrressait trop visiblement.
BON : si je disais que c’est ainsi qu’a commencé ma conscience écologique et linguistique ce n’est pas que je mentirais véritablement mais ON (pronom indéfini) pourrait appeler « ça » un raccourci.
 
N’empêche que !!!
D’autant qu’avant c’était encore une utopie, un projet de baba cool dans le Larzac ou de hippies à Katmandou ou de rastas dans les bois ou que sais-je encore. J’en ai personnellement entendues des « vertes » (tiens donc) et des pas mures. Heureusement le concept d’économie verte a, un peu fiabilisé la perspective, débordements climatiques aidant, la voie verte en politique est devenue incontournable. 
Bémol : en politique ce qui est incontournable veut dire qu’on doive en parler de plus en plus, voir beaucoup, de préférence au « bon moment »,  mais pas forcément qu’on puisse « déjà » envisager de faire quelque chose.
 
D’années en années on est arrivé aussi à intégrer au moins dans le vocabulaire l’idée d’un tri sélectif et d’une agriculture biologique. Amis pléonasmes bonjour ! Car c’est agriculture chimique qui doit être spécifié et non biologique d’une part et d’autre part si trier ce n’est pas sélectionner qu’est-ce que c’est ?
Puis on en est arrivé au sacré saint développement durable. Durable, ça donne comme un petit goût d’éternité et prend le pas sur le paradis. Youpi ! On avance ! Pour le prouver les publicitaires prennent le relais, métissent le concept en l’harmonisant avec le « pouvoir d’achat » et nous vendent……. DES VOITURES (entre autres). Ces mêmes publicitaires qui étaient désœuvrés quand il s’agissait de trouver des idées pour faire passer l’idée simplement mais… durablement. Suffisait de leur demander de vendre quelque chose. C’est chose faite si ce n’est que le métissage s’est plutôt fait dans le sens du « pouvoir du développement d’achat durable ».
Heureusement ABRACADABRA voici la Grenouille de l’environnement, enfin je veux dire le Grenelle ou le Grenaille je ne me rappelle plus tellement ça monte et ça descend selon la météo, parfois ça mitraille de paroles puis plus rien, souvent ça tourne en rond (l'effet Vélodrome d'hiver).
 
Si le serpent ne se mord pas la queue c’est simplement qu’il est déjà arrivé à la tête ! Pour un résumé en images le plus simple est la vidéo de Greenpeace qui illustre parfaitement mon bémol : « Maintenant c’est quand ? » Sinon les renseignements, les informations, les livres, les sites, les brochures, les actions… ne manquent pas, pour « aller plus loin »
M’enfin tout ça pour « juste » (lol) dire que c’est la semaine du développement durable.
 
Faites-en ce que vous voulez !

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